01 – Les bonnes raisons d’écrire un livre

Lorsqu’on se lance dans un projet d’écriture, il y a tellement de questions qui nous viennent à l’esprit.

Est-ce que mon livre sera bon ? Est-ce que je trouverai des lecteurs ? Quelles maisons d’édition choisir ? Comment faire si je souhaite l’autoéditer ?

Et je vais m’arrêter là sinon, nous n’en finirons pas. Ces questions sont pour certaines futiles ou bien trop précoces à ce stade. Elles n’auront souvent pour effet que de nous créer de l’angoisse et nous freiner dans notre projet d’écriture. 

Or, avant même de se poser toutes ces questions, il y en a une, une seule qui mérite, que nous prenions le temps de lui consacrer… du temps. 

Intro…

Je suis Mahuna Poésie, auteure, animatrice d’atelier d’écriture et consultante web marketing. 

Tu peux me retrouver sur mes réseaux sous le même pseudonyme. J’aide les écrivains à créer et vendre leur projet d’écriture. Bienvenue dans le podcast hebdomadaire la voix des mots dans lequel je partage mes conseils d’auteure et d’entrepreneuse pour vivre de sa plume. De quelle manière ? En construisant un projet de vie d’auteur. e qui te ressemble. En ce moment, tu peux télécharger sur mon site mahunapoesie.com, mon workbook créativité, contenant 45 outils pour t’aider à vaincre la page blanche et te permettre d’écrire tous les jours. Si tu souhaites soutenir ce podcast, tu peux laisser un commentaire et une note sur apple podcast par exemple. Enfin, pense à t’abonner pour ne rater aucun épisode. 

Aujourd’hui, nous allons donc parler des « bonnes » raisons pour lesquelles nous devrions écrire un livre. 

La première question à se poser avant même de se perdre dans toutes celles données en exemple précédemment est de se demander pourquoi on souhaite écrire un livre. Une question au demeurant anodine, n’est-ce pas ? Et pourtant, avec le recul, je regrette un peu de ne pas avoir pris assez de temps pour lister mes réponses à cette question avant de me lancer dans mon aventure d’auteure autoéditée…

Petit flash-back. Nous sommes fin octobre 2020. La pandémie mondiale est à son apogée, les fêtes de fin d’année approchent. Comme beaucoup de personnes, j’ai vu mon activité professionnelle être impactée par la crise. Comme beaucoup de personnes, je me demande si la manière dont je mène ma vie actuellement me convient. Je repense à mes projets, à mes rêves, à mes envies, mais également à mes obligations. 

Je me rends compte que je partage mes écrits sur Instagram depuis le début de cette crise sans m’être demandé ce que je ferai de tout ça. 

Et de tous les textes que j’ai gardés pour moi depuis petite. Je couve le rêve de venir écrivain depuis que je suis enfant, mais je m’étais toujours dit que je me lancerais sérieusement dans l’aventure, une fois à la retraite. Après toute une vie, je me disais que j’aurais forcément plus d’expériences et de choses à raconter à ce moment. Et puis que je n’aurais entre guillemets que ça à faire, d’écrire. J’aurais tout le temps de décider si je veux écrire un roman, une nouvelle ou encore un polar. Oui, il faut dire que je me suis demandée une grande partie de ma vie, quel genre littéraire est-ce que j’allais choisir pour mon premier livre ?

Pourquoi est-ce que je te raconte tout ça ? 

Ce n’est pas pur plaisir de te raconter ma vie. Mais pour que tu comprennes les circonstances dans lesquelles j’ai donné vie à mon premier livre, mon recueil de poésie contemporaine, « au-delà de nos maux ». Parce que le contexte dans lequel tu écris et que tu décides de donner réaliser un livre est important. Les raisons pour lesquelles tu décides de raconter une histoire, ton histoire ou celle de quelqu’un d’autre sont importantes. Ton état d’esprit est important. Parce que c’est ce « pourquoi », qui va te permettre d’aller jusqu’au bout de ton projet d’écriture, et voire même, de construire ta carrière d’écrivain pour pouvoir vivre de ta plume. 

Et dans mon cas, mon contexte était donc particulier. 

J’ai décidé d’écrire un livre et qu’il sortirait avant les fêtes de fin d’année. J’ai décidé de faire ce qui normalement se fait sur plusieurs mois, voire sur une année minimum quand on choisit l’édition classique… en un mois. Je déconseille à toute personne de procéder ainsi. D’être mue par l’impatience, l’excitation, le coup de tête pour écrire un livre, mais surtout pour l’autoéditer. Je m’en suis excellemment bien sortie. Sans me vanter, vu ces délais aussi courts, j’aurais pu produire un livre de piètre qualité. J’aurais pu faire un lancement bien médiocre et démarrer mon aventure dans de pires conditions. J’ai eu beaucoup de chance, j’ai pu m’appuyer sur mes années en webmarketing, mon habitude de monter des projets dans l’urgence, et j’ai été soutenue et entourée. Mais je le répète, cela aurait pu mal tourner. Décider d’écrire et d’autopublier un livre en un mois presque par caprice et envie de changement aurait pu me conduire à l’échec. 

C’est donc en connaissance de cause que lorsque des personnes me sollicitent et me posent des questions du type « comment réaliser un livre ? Comment agencer un livre autobiographique ? S’ils doivent écrire une saga ou pas etc… » je ne réponds pas à leur question tant qu’ils n’ont pas répondu à la mienne. A savoir : « pourquoi souhaites-tu écrire un livre ? » Et parce que la question semble tellement absurde, lui trouver une ou des réponses est plus difficile qu’il n’y paraît. 

Je vais te donner quelques exemples pour que tu puisses comprendre pourquoi il est primordial de savoir pourquoi on souhaite écrire un livre. 

1er exemple

Un jour, quelqu’un m’a demandé comment retranscrire un scénario en roman. Après lui avoir posé quelques questions pour en savoir plus sur la nature du scénario et du roman, j’en suis venue à lui poser la fameuse question « pourquoi souhaites-tu écrire un livre et, plus précisément, pourquoi souhaites-tu faire de ce scénario un livre ? » Il m’a répondu que cela lui apporterait d’importants revenus complémentaires. Je lui ai alors demandé s’il avait une contrainte de temps pour obtenir cette somme. Il m’a dit que oui. Je lui ai alors demandé combien de temps il pensait pouvoir consacrer à ce livre. Il m’a répondu 1 h par semaine, par-ci par-là. Malheureusement, à ce rythme-là, ce livre ne risquait pas de lui rapporter la somme dont il avait besoin dans le délai qu’il souhaitait. 

2e exemple

Dans une room sur l’application Clubhouse, une femme m’a demandé comment faire pour aller au bout de son projet d’écriture autobiographique, qu’elle souhaitait autoéditer. Lorsque je lui ai demandé ce qui l’empêchait de le terminer, elle m’a répondu qu’elle se sentait oppressée lorsqu’elle écrivait alors qu’elle adore écrire normalement. Qu’elle avait le sentiment de se fouiller en elle et de mettre à nue. Je lui ai alors demandé pourquoi elle souhaitait écrire ce livre s’il lui causait tant de souffrances. Elle s’est tue pendant quelques secondes et m’a répondu parce que jusqu’à présent elle partageait ce qu’elle écrivait sur son blog et qu’on lui a fait la remarque que ce serait, une super idée d’en faire un livre. Et lorsque je lui ai demandé si elle ressentait autant de peine en écrivant sur son blog, elle m’a répondu par la négative. 

Ecrire peut prendre plusieurs formes, l’écriture d’un livre n’est pas une fin en soi. 

3e exemple

On m’a demandé que choisir entre autoédition et édition pour un livre qui parlerait d’un objet transmis de génération en génération depuis deux siècles. J’ai creusé encore un peu et demandé à qui s’adresserait ce livre et pourquoi il souhaitait en faire un livre romancé. Il m’a répondu qu’il souhaitait conserver une trace de tout ce que cet objet avait symbolisé dans la famille et y ajouter quelques anecdotes. Le livre était destiné à rester dans la famille pour les générations à venir qui pourrait tirer à chaque fois de nouveaux exemplaires. Dans ce cas précis, l’autoédition était largement suffisante. Mais en le faisant un peu plus parler de son projet et de la vision qu’il en avait, il en est arrivé à la conclusion qu’un album photo accompagné de quelques notes à côté de certaines d’entre elles serait plus adapté à sa vision qu’un roman de fiction. 

Qu’est-ce qu’on peut voir avec ces trois exemples ? 

Que l’écriture peut prendre plusieurs formes et que prendre le temps de se demander pourquoi on souhaite écrire un livre nous permet en réalité parfois de se rendre compte qu’on ne souhaite pas en écrire.

Mais alors, quelle est ou quelles sont les bonnes raisons pour lesquelles on souhaite écrire un livre dans ce cas ? En réalité, avec ces exemples, tu as pu voir qu’il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises raisons d’écrire un livre, tant qu’on sait pourquoi on écrit et ce que ce livre nous apportera, à quel besoin il répond. Tu peux vouloir écrire un livre pour partager tes réflexions, un cheminement personnel, qui pourrait aider d’autres personnes traversant la même chose. Tu peux vouloir écrire un livre pour apporter des connaissances plus pointues sur ton activité. Quelle que soit la raison pour laquelle tu souhaites écrire un livre, tu y parviendras si cette raison est la tienne, découle d’une réflexion aboutie et est assez solide pour t’insuffler de la force tout au long de ton aventure d’écriture. Si la raison et la finalité sont alignées, ce livre verra bien le jour quoiqu’il arrive. 

À mon sens, on a plus de facilité à écrire un livre, à aller jusqu’au bout de son projet d’écriture lorsqu’on pense qu’on a un message, une histoire à raconter et que cette histoire mérite d’être connue. 

C’est ce qui nous donnera la force, qui nourrira notre résilience. C’est « ce pourquoi » qui nous sauvera, nous permettra de nous accrocher contre vents et marrée lorsque le doute, la peur, l’angoisse et leurs comparses viendront s’accrocher à la coque de notre navire et tenteront de nous faire chavirer ou couler. Quand on a cette conviction, un objectif clair et précis, il est déjà plus facile de trouver l’énergie pour aller au bout de son projet. 

Alors, oui, peut-être que si notre objectif est d’être riche et qu’on se le répète tous les matins, on parviendra également à l’écrire, ce livre. Simplement, comme je le disais plus tôt, il faut aussi avoir conscience qu’on ne deviendra pas riche juste en écrivant un livre. De la même manière, si on choisit l’autoédition en espérant devenir riche parce que la marge pour l’auteur.e est plus importante on fait également une grave erreur. Mais cela sera le sujet d’un autre podcast. Je m’arrête là pour aujourd’hui !

Si à la lecture de cet épisode des questions te sont venues, écris-les en commentaires ou envoie-les-moi sur Instagram, sur mon compte @mahunapoesie. J’y répondrai avec plaisir. En attendant l’épisode de la semaine prochaine, continue d’écrire et accroche-toi à la raison pour laquelle tu es persuadée que ce livre doit voir le jour. C’est la meilleure raison qui soit, c’est celle qui te fait aligner une lettre après l’autre, un mot après l’autre. 

Courage, tu y es presque, la ligne d’arrivée est pour bientôt.

En attendant le prochain épisode, tu peux rejoindre la communauté d’écrivains en t’inscrivant à la newsletter l’Essentiel. Tu recevras des outils pratiques pour t’aider à donner vie à ton projet d’écriture et construire ta vie d’auteur.

couverture podcast la Voix des Mots Mahuna Poésie

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